Julie Pasquet : #LearningPlanet Youth Voices (FR)
"Nous nous mobilisons parce que nous avons la rage de vivre. On veut vivre, pas survivre."
16 10 2021
Julie Pasquet : #LearningPlanet Youth Voices (FR)

À la rencontre de Julie:

Je me présente, je m’appelle Julie Pasquet, j’ai 23 ans et en plus d’être étudiante, je suis avant tout militante hyperactive ! Cela fait 4 ans que je me mobilise dans les mouvements de jeunesse pour le climat, à échelle locale puis européenne avec mon projet Up For Europe et maintenant nationale car je suis présidente du réseau Together For Earth. Je termine mes études à Sciences Po Toulouse et Toulouse Business School avant de me lancer dans la vie professionnelle qui sera fortement engagée je l’espère ! 


Quelles sont les causes qui t’importent, et qui importent les jeunes d'aujourd'hui ? Pourquoi ?

Ce qui m’importe c’est que nous vivions tous et toutes dans un monde heureux et juste. Vous allez me dire que c’est bien simple de dire ça, mais pourtant c’est ce que je souhaite : avoir un présent et un futur joyeux où nous n’avons pas constamment peur du réchauffement climatique, où la coopération deviendra une valeur fondamentale, où les inégalités sociales et économiques seront de moins en moins présentes. Nous nous mobilisons parce que nous avons la rage de vivre. On veut vivre, pas survivre. 

Quel a été le moment de prise de conscience qui t’a encouragé(e) à agir pour la société dans laquelle tu vis ?

J’aime beaucoup réfléchir sur la thématique de “la bascule”, ou comment nous avons pris conscience des enjeux de notre monde et comment nous sommes passé·e·s à l’action. La mienne a été marquée par des rencontres, des personnes que j’ai suivies, que j’ai écoutées, qui m’ont inspirée et fait sortir de ma zone de confort. Et c’est surtout la rue et les grandes marches et grèves pour le climat de 2018 et 2019 qui ont changé ma vie. Et je pèse mes mots : la rue a été un élément extrêmement fort dans ma prise de conscience. 

Quelles difficultés as-tu rencontrées au début de ton expérience d’engagement ? Comment les as-tu surmontées ?

La plus grosse difficulté c’est de se sentir seul·e. Je pense que c’est réellement un facteur de désespoir pour les jeunes qui prennent conscience. Imaginez vous à 20 ans vous rendre compte que notre monde est à un point de non retour, et expérimenter ces sentiments sans être accompagné·e, sans personne qui vous comprend. Ce qui sauve, c’est le collectif, c’est d’avoir des ami·e·s qui comprennent, qui nous épaulent et surtout avec qui on agit. L’action collective a un pouvoir extraordinaire qu’il faut valoriser à tout prix ! 

Quels conseils donnerais-tu aux jeunes qui veulent s’engager ? Par quoi devraient-ils commencer ? 

Le meilleur conseil que je peux donner, c’est de rejoindre une association, un collectif, c’est de ne pas rester seul·e sans agir. N’ayez pas peur de vous renseigner, de contacter des jeunes engagé·e·s. Nous avons tous et toutes débuté à un moment, nous avons tant à apprendre mutuellement. Mes ami·e·s engagé·e·s sont ma famille aujourd'hui et c’est grâce à  eux·elles que j’en suis là ! Rejoignez-nous ! 

Que voudrais-tu dire aux décideurs politiques  ?

Qu’ils·elles ont une responsabilité politique envers nous d’agir maintenant plus que jamais. On ne peut pas attendre 5 ans de plus et ils·elles sont plus que jamais ceux et celles qui peuvent faire changer les choses. Je veux aussi leur dire que nous allons réclamer d’avoir voix au chapitre pour que les sujets qui comptent soient à l’ordre du jour. Nous ne lâcherons rien, nous serons là. 

(Photo courtesy: Julie Pasquet, copyright: Julie Pasquet)

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